La version 2025 de notre rapport d'activité est en ligne !
L’année 2025 a été marquée par la multiplication et l’aggravation des crises et conflits dans différentes régions du monde. L’attention qui y est portée est sélective et des drames humanitaires, comme celui provoqué par la guerre au Soudan, se trouvent mis en arrière-plan des préoccupations malgré leur gravité. Dans le même temps, l’austérité budgétaire dans les pays de l’OCDE a entraîné une baisse sans précédent des financements consacrés à la solidarité internationale, dont l’utilité est en outre remise en cause par des attaques idéologiques incitant au repli sur soi.
Face à cette situation, l’Iram se mobilise au sein des collectifs dont il est membre, pour rappeler l’importance de la solidarité internationale. Cette mobilisation entamée en 2025 a notamment abouti le 30 juin 2026 à la diffusion d’un film et d’un manifeste, porteurs de plusieurs messages-clés. La solidarité est une condition de notre avenir commun, nécessaire pour la paix, la santé et la stabilité du monde. Les crises climatiques, sanitaires, économiques ou migratoires nous rappellent qu’aucun pays ne peut durablement protéger sa prospérité, sa sécurité et son avenir en ignorant ce qui se passe ailleurs. Ces messages que nous portons collectivement sont en résonnance avec les principes au cœur des objectifs et des actions de l’Iram depuis sa création.
Dans ce contexte qui impacte durement le secteur, l’Iram a fait face en 2025 et aborde 2026 avec des perspectives renouvelées. La continuité de nos actions repose sur l’effort constant de l’équipe et de l’association pour poursuivre le renforcement de nos partenariats stratégiques et notre diversification géographique (Afrique centrale, Océan indien, Asie du Sud-Est), comme le montrent les pages de ce rapport d’activités.
Le pastoralisme est un exemple emblématique de cette dynamique reposant sur des géographies et des partenariats à la fois ancrés dans la durée mais aussi renouvelés. En 2025, l’Iram a ainsi poursuivi son accompagnement de longue date aux stratégies visant à sécuriser la mobilité pastorale et à améliorer le dialogue politique entre les acteurs de la gouvernance des espaces pastoraux aux différentes échelles. Historiquement mobilisé aux services des organisations et des politiques en faveur du pastoralisme en Afrique de l’Ouest et au Sahel, l’Iram a plus récemment étendu ses interventions à d’autres régions du monde, en particulier les pays du pourtour méditerranéen et d’Afrique centrale et en Mongolie. Une recherche portée par une doctorante en contrat CIFRE sur la mobilité pastorale au Maroc a aussi débuté en 2025. D’autres thématiques ont été abordées, notamment les questions de paix, les enjeux spécifiques aux aires protégées, l’adaptation du pastoralisme aux changements environnementaux et sociaux ou encore la place des jeunes dans ces systèmes… toutes au cœur de notre journée d’étude de 2025 consacrée à des regards croisés nord-sud sur le pastoralisme et alimentant les réflexions de l’année internationale du pastoralisme de 2026.
Enfin, l’année 2025 a aussi été l’occasion de poursuivre des réflexions importantes pour l’avenir de notre structure qui fêtera bientôt ses 70 ans. J’en citerai deux en particulier. La révision de notre Projet Iram devrait aboutir en 2027. Elaboré par les salarié.es et les membres de l’Association Iram, ce document constitue une boussole interne pour maintenir notre cap dans un contexte troublé. Il exprime les spécificités de notre organisation, priorise nos modes d’intervention et nos domaines d’activités et d’investissement, et vise à contribuer à répondre une question essentielle liée à notre identité : comment l’expertise indépendante, éthique et exigeante, peut-elle jouer un rôle dans la construction d’un monde plus solidaire ?
En 2025, l’Iram a également poursuivi l’élaboration d’une stratégie de transition écologique des systèmes alimentaires, sur la base d’une gestion durable des ressources naturelles et de la réduction des inégalités. Cette stratégie ambitionne d’améliorer les modes d’intervention et les pratiques de fonctionnement de l’Institut afin de réduire l’impact de son activité sur l’environnement et le climat. La mise en œuvre de cette stratégie repose sur les principes clés de l’Iram que sont le partenariat et co-apprentissage et la gouvernance partagée. Avec cette stratégie, l’Iram réaffirme ainsi une fois encore son engagement pour une transition écologique juste où la préservation de l’environnement est indissociable de la lutte contre la pauvreté et les inégalités.