L’Iram s’associe à la coopérative Woko en Guinée pour accéder au crédit participatif en ligne

L'IRAM, en partenariat avec la Maison Guinéenne de l’Entrepreneur (MGE) et l'IRAG, a appuyé en 2012-2013 la reconnaissance de l'indication géographique "Café Ziama-Macenta", demandée par l'association IG ADECAM (Association interprofessionnelle) créée en juillet 2012. Après avoir a été primée au "Forum Afrique 2013 : 100 innovations pour un développement durable", pour l’innovation consistant à favoriser l'émergence d'une Indication Géographique en Afrique de l'Ouest, en privilégiant un appui fort aux groupements de producteurs, et aux autres acteurs de la filière et du territoire, l’aventure du café Ziama-Macenta continue ! Ce café robusta est produit dans la région de Guinée forestière. Un premier contrat pour l'IG Café Ziama Macenta a été honoré en juin 2013 avec la Maison Jobin, l'un des principaux acteurs du café en Europe, qui souhaite soutenir le développement de l'IG.

Contexte
Vous connaissez probablement le contexte actuel en Guinée. Ce que l’on connait moins, ce sont les conséquences directes de l’épidémie Ebola sur l’économie locale. Outre la baisse d’activité qui a touché tous les secteurs, pour la coopérative Woko, cela a signifié l’impossibilité d’obtenir une certification équitable (les auditeurs ne pouvant se rendre en Guinée), soit une perte nette de 7000 EUR par conteneur exporté. Elle a éprouvé les plus grandes difficultés à accéder au préfinancement de la campagne de récolte. Malgré tous ces obstacles, la coopérative souhaite atteindre ses objectifs, vendre et faire connaître son café exceptionnel en Europe.

Objectif
Woko investit depuis des années pour produire un café de qualité. La coopérative a grandement contribué à la reconnaissance de l’IG « café robusta Ziama-Macenta », et a pu exporter un premier conteneur en Europe en 2013, et se faire apprécier des amateurs de bon café.

Cette campagne de récolte est la seconde pour Woko, et elle est particulièrement importante : la coopérative veut montrer qu’elle reste aux côtés de ses membres malgré la crise qui accable le pays, et elle souhaite pour cela exporter aux conditions du commerce équitable pour la première fois (traçabilité, respect du cahier des charges). Elle se professionnalise ainsi un peu plus et sera prête pour obtenir le label dès que la situation de la Guinée le permettra.

A quoi servira l'argent ?
Les 20.000euros serviront à assurer l’exportation d’un conteneur (qui coûte au total 35.000euros) et serviront exclusivement à l’achat du café.

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